Epuisé, mais heureux... Sur scène jusqu'à la fin d'avril dans Le Dîner de cons*, devant et derrière la caméra dans Bienvenue chez les Ch'tis (sortie le 27 février), l'acteur humoriste se raconte. Sans faire de mise en scène.
Si vous étiez...Une couleur
Le bleu. Un coloris qui me va bien et qui me fait du bien.
Un autre métier
Pianiste. Mes parents n'avaient pas les moyens de m'offrir des cours. J'ai donc appris sur le tard, à l'oreille. A 18 ans, j'ai acheté mon premier piano à crédit, ce qui m'a valu d'être interdit bancaire. Depuis, j'en joue tous les matins, au grand plaisir de mes enfants.
Un musicien
Deux, s'il vous plaît. Deux génies: Glenn Gould, qui m'a fait aimer Bach, et le jazzman Erroll Louis Garner.
Un accessoire
Un diapason.
Un plat d'enfance
Le chicon, une grosse endive bien connue des gens du Nord et que je peux manger par kilos. Ma mère le préparait en gratin, avec de la béchamel et du jambon.
Une gourmandise interdite
Les huîtres. Ou plutôt l'huître. Je suis allergique. C'est bien simple: j'en mange une et je meurs.
Une autre nationalité
Belge. J'ai fait mes études d'arts plastiques à Tournai, dont je garde un excellent souvenir. J'adore les Belges, leur poésie, leur sens de l'autodérision.
Une saison
L'automne, quand la nature devient pleine d'humilité. J'aime ses couleurs, moins clinquantes que celles de l'été.
Une révolte
Contre l'obscurantisme et l'abrutissement des masses. Je lis les journaux - sauf le soir, sinon je n'arrive pas à trouver le sommeil - et je trouve notre monde de plus en plus dur, de plus en plus inhumain.
Une devise
Elle apparaît dans mon film: «On pleure deux fois quand on vient dans le Nord - Pas-de-Calais, quand on y arrive et quand on en repart!»
Un grigri
N'importe quel objet en bois. Je ne suis superstitieux que lorsque ça m'arrange. Et, en ce moment, ça m'arrange beaucoup: j'angoisse pour la sortie de mon film, et j'ai le trac chaque soir avant de monter sur scène. Quand on a connu un rire parfait, on a envie de le retrouver tous les soirs.
Un gros défaut
Je suis totalement lunaire. J'ai de très grandes oreilles mais je n'écoute pas. La seule chose qui me fasse réagir, c'est quand ma femme m'appelle par mon vrai prénom, Daniel: je me réveille d'un coup.
Un contemporain du sexe opposé
Valérie Lemercier. Je la trouve belle, et formidablement inventive. J'aimerais beaucoup travailler avec elle.
Une rencontre à venir
Je triche, car j'ai eu la chance de la voir chanter une fois, à Londres, lors d'un concert extraordinaire, puis de dîner en sa compagnie. J'aimerais beaucoup «rerencontrer» Natalie Dessay.